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17 avril 2009

Informatique

Entreprises / Télécom & Internet

équipementier télécom

Alcatel-Lucent pourrait externaliser son informatique, le titre bondit

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L'équipementier télécoms aurait lancé un appel à candidatures pour externaliser l'ensemble de son informatique. L'annonce a fait bondir le titre de près de 6% qui signe la plus forte hausse du CAC.

Alcatel Lucent

Alcatel-Lucent envisagerait d'externaliser l'ensemble de son informatique. Selon Les Echos qui révèlent l'information, l'équipementier télécoms aurait lancé un appel à candidature pour un contrat de sept ans qui pourrait s'élever à plusieurs centaines de millions d'euros.

L'américain HP serait favori devant d'autres SSII comme IBM ou Cap Gemini. "Une décision ferme pourrait être prise prochainement" affirme le quotidien.

Une porte-parole du groupe a néanmoins indiqué à l'agence Reuters qu' "à ce stade, aucun accord n'est conclu", en précisant qu'Alcatel-Lucent souhaitait nouer "des partenariats de co-sourcing qui permettent de développer des offres communes convergentes" pour ses clients.

"Alcatel-Lucent, qui compte 78.000 salariés répartis dans plus de 130 pays, souhaiterait confier à un grand prestataire la prise en charge de ses équipements informatiques (PC, serveurs, centre d'hébergement...), ainsi que la maintenance de ses applications informatiques. Le groupe réfléchirait même à l'opportunité d'externaliser une partie de sa R&D pour ses équipements les plus matures. Le périmètre de ce projet pourrait encore évoluer", écrivent les Echos.

Ce projet permettrait à l'équipementier en télécoms de réduire ses coûts alors qu'il a enregistré en 2008 une perte nette de 5,2 milliards d'euros en raison d'importantes dépréciations d'actifs. Du coup, le marché accueille très bien cette annonce. Ce lundi, le titre Alcatel-Lucent a bondi de 5,61% à 1,66 euro, signant la plus forte hausse du CAC 40.

latribune.fr

30 janvier 2008

Alcatel change de patron avant le nouveau plan social

Aujourd'hui, le président de la principale filiale française est remplacé.
Jean-Christophe Giroux, le président d'
Alcatel-Lucent France, la principale filiale de l'équipementier en télécommunications dans l'Hexagone, quitte son poste aujourd'hui. Lors d'un conseil d'administration qui se tient, à partir de midi, sur le site Vélizy, la direction d'Alcatel-Lucent doit remplacer deux de ses quatre administrateurs, dont le président à «qui il a été proposé de nouvelles fonctions au sein du groupe, incompatibles avec ses précédentes activités», précise un porte-parole.
Déjà, depuis le 1er janvier, un autre administrateur de la filiale française a quitté son poste. Il s'agit de Marc Rouanne, l'ex-patron de l'activité «convergence».
Qui va diriger la principale filiale française qui représente plus de 80% des effectifs de 11.000 salariés d'Alcatel-Lucent en France ? La direction dévoile aujourd'hui le nom du successeur. Des proches du dossier soulignent que Jean-Christophe Giroux, président d'Alcatel-Lucent France depuis décembre 2006, et son prédécesseur Olivier Callemard, ont un «profil de financier». Le président de la filiale a débuté chez Lazard Frères et Cie puis il s'est s'occupé de fusions et d'acquisitions chez Alcatel à partir de juillet 1997.
C'est lui également qui préside le comité central d'entreprise d'Alcatel-Lucent France qui a mis en œuvre le plan de suppression de 1 468 postes en France l'an dernier.
Lourde facture sociale
Mais ce plan n'avait pas suffit. Patricia Russo, la PDG d'Alcatel-Lucent avait annoncé en octobre, un nouveau projet portant sur 4 000 suppressions de postes dans le monde d'ici à la fin 2009. Pour examiner la partie française de ce nouveau train de départs, l'instance représentative du personnel devait se réunir aujourd'hui. Mais cette réunion a été décalée à vendredi matin. «Il manque encore des éléments à rassembler», précise un porte-parole du groupe. La filiale Alcatel-Lucent France sera la plus touchée dans l'Hexagone. «L'activité entreprise devrait être épargnée, selon les signaux envoyés par la direction», précise un élu de la CFDT.
«Vendredi nous aurons une information plus précise sur le nombre de départs en France, ajoute un représentant du personnel qui déplore qu'aucune date n'a été arrêtée pour un comité de groupe européen qui permettrait de détailler le plan social pays par pays».

25 novembre 2007

Commission de suivi du PSE

Lors de la dernière réunion de commission de suivi du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) d'Alcatel-Lucent, 934 départs ont été acceptés par la direction, alors que le PSE prévoit 1006 suppressions de postes, rapporte la CFDT. Ce chiffre reste bien inférieur au nombre de candidats au départ volontaire, puisque 427 demandes de départs ont été refusées par l'équipementier, et une soixantaine sont actuellement en cours de traitement, toujours selon la centrale syndicale. Cette dernière considère que ces chiffres reflètent la perte de confiance des salariés en l'avenir de leur entreprise.Sur le site de Chateaufort (Yvelines), 47 départs seulement ont été acceptés, alors que le PSE en prévoyait 189. A Velizy, en revanche, 306 départs sont déjà acceptés alors que le plan de sauvegarde tablait sur 219 demandes.Au cours de la préparation de cette réunion, la direction a laissé entendre qu'elle ne donnerait aucune indication sur la répartition des suppressions d'emplois par pays d'ici à la fin de l'année.
D'après la CGT, il reste 63 postes à supprimer pour 385 CAPA en attente.

09 octobre 2007

Les salariés d'Alcatel-Lucent ont perdu confiance

LE MONDE 08.10.07 14h19
Qu'est-ce qui ne va pas chez Alcatel-Lucent ? Pourquoi le groupe issu de la fusion, fin 2006, entre l'équipementier de télécommunications Alcatel et son concurrent américain Lucent en est-il à son troisième avertissement sur ses objectifs financiers depuis le début de l'année ?
Des salariés français, interrogés par Le Monde, donnent leur point de vue. La plupart disent leur attachement à l'entreprise, mais aussi leur inquiétude, voire leur découragement. Le 30 octobre, leur directrice générale, Patricia Russo, doit présenter un "plan d'urgence" à son conseil d'administration. Ils craignent un nouveau plan social, quelques mois seulement après l'annonce de la suppression de 12 500 emplois au niveau mondial (1 500 en France).
Les salariés pointent d'abord la fusion du doigt. Dans son principe, "ce n'était pas une mauvaise idée, nous étions complémentaires, mais on a marié deux sociétés malades", selon un ingénieur de Lannion (Côtes-d'Armor). En pratique, elle a "tout désorganisé". "Une couche supplémentaire de managers a été créée, pour ménager les susceptibilités des uns et des autres", estime Laurent du Mouza, délégué CFDT. "Il y a dix niveaux hiérarchiques entre le salarié de base et Patricia Russo, ce qui est très excessif pour une entreprise de 80 000 personnes", juge Jean-Yves Kerharo, ingénieur à Lannion.
"Plus personne ne sait qui décide quoi", regrette un collègue de Villarceau (Essonne). Un exemple ? "Avant, du développement à la vente d'un produit, tout était géré de manière autonome. Mais ce processus a éclaté. Les commerciaux ne reportent plus aux responsables des produits. Quand on doit livrer les clients, on s'aperçoit qu'ils ont oublié de chiffrer une partie du matériel et nos marges dégringolent", raconte l'ingénieur. "Nombre de processus sont aujourd'hui grippés sans que qui que ce soit se considère comme responsable de leur amélioration", conclut M. Kerharo.
Ils accusent aussi une stratégie trop focalisée sur les réductions de coûts. De fait, avant même la fusion, Alcatel et Lucent ont connu de nombreuses restructurations. "Je suis entré chez Alcatel en 2000. J'ai déjà connu deux plans sociaux", témoigne M. du Mouza. "Nous, on en a vécu douze entre 2001 et 2005", répond un ex-Lucent France (la société est passée de 3 000 à moins de 300 salariés dans l'Hexagone).
"A tout prendre, je préférerais une bonne saignée une fois pour toutes", ajoute un jeune ingénieur de Lannion. "Comment voulez-vous stabiliser une structure et fidéliser des clients quand le management et les équipes changent tout le temps ?", regrette Jean-Pierre Clavaud, délégué CGT.
La recherche d'économies dans la recherche et développement (R & D) est également vivement critiquée. "Quand la crise des télécoms a éclaté, en 2001, nous avons arrêté d'investir dans la recherche. Quand le marché a redémarré, nous étions à la ramasse", raconte un responsable de la R & D. "Une partie de la R & D sur les technologies Wimax (Internet haut débit sans fil) a été délocalisée en Roumanie. Cela ne facilite pas la tâche de ceux qui les testent avant la livraison aux clients : la qualité de nos prestations baisse", selon un ingénieur de Vélizy (Essonne).
"Une partie du service clients suit la R & D, qui part en Europe de l'Est ou en Asie, ce qui rend le rend moins efficace", note un collègue de Villarceau. Il ajoute : "Quand on coupe trop dans les effectifs, on tue les ferments d'innovation. Nos équipes belges qui ont inventé l'ADSL (accès haut débit via le réseau téléphonique) travaillaient en dehors des programmes officiels. Ces pratiques étaient tolérées. Ce n'est plus possible aujourd'hui."
Tout cela explique, selon les salariés, pourquoi "nous ne sommes plus les meilleurs partout". Principales faiblesses : les produits de "convergence" (entre la téléphonie et Internet) et les réseaux mobiles de troisième génération, parmi les plus porteurs pour les équipementiers. Ils citent le suédois Ericsson, qui profiterait de leurs difficultés dans les réseaux mobiles.
Et il y a le "problème" Huawei. Ce concurrent chinois casse les prix, prend les nouveaux clients fournisseurs d'accès à Internet en Europe (Free, Neuf-Cegetel...), et mise sur l'Afrique, où Alcatel disposait de positions fortes. "Huawei nous attaque sur tous les fronts. Les parts de marché perdues sont difficiles à regagner car les clients signent des contrats de long terme", explique un responsable de la recherche.
Comment s'en sortir ? Faire sauter les têtes de Mme Russo et de Serge Tchuruk (ex-PDG d'Alcatel entre 1995 et 2006, aujourd'hui président du conseil d'administration) ? Cela leur ferait plaisir, mais "qu'est-ce qu'on fait après ?", demandent la plupart des salariés interrogés.
Ils regrettent la spécialisation du groupe dans les télécoms, décidée par M. Tchuruk à la fin des années 1990. "Elle a pu paraître judicieuse à l'époque. Mais aujourd'hui, la concurrence entre équipementiers est énorme. Siemens, à qui Alcatel ressemblait beaucoup il y a une dizaine d'années (Alcatel Alsthom était alors présent dans l'énergie, les transports...), s'en sort beaucoup mieux parce que c'est encore un conglomérat", juge un ingénieur de Villarceau.
"Nous ne pouvons plus rien contre les Chinois. Pourquoi ne pas changer carrément de métier, tant que nous avons encore des ressources ? Il y a tellement de gens brillants chez nous !", suggère, radical, un collègue de Lannion.
Cécile Ducourtieux
Article paru dans l'édition du 09.10.07.

12 septembre 2007

Plan social : accord unanime sur les mesures d'accompagnement

Les syndicats CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC et FO d'Alcatel-Lucent ont décidé de signer l'accord relatif aux mesures d'accompagnement du plan social (PSE),

11 septembre 2007

Revalorisation - Coefficients applicables aux salaires et aux cotisations

Revalorisation - Coefficients applicables aux salaires et aux cotisations

Lien

13 juillet 2007

2éme réunion de négociations du PSE !

Les organisations de l’Intersyndicale (CFDT- CGT - CFTC) ont continué de défendre des axes revendicatifs communs.
Lors de cette réunion, nous avons eu le souci d’intervenir pour la rédaction d’un texte cohérent qui sécurise, autant que faire se peut l’avenir des sites et des salariés les moins âgés et des conditions de départ les plus correctes possible.
Pérennité des sites – Emploi – Embauches
Cet aspect des choses avait été totalement ignoré par la direction. Nous avons dû faire preuve de beaucoup d’insistance pour faire admettre que le projet d’accord en discussion était un tout, emplois et mesures d’accompagnement. Nous avons demandé notamment :
o Des engagements de la direction sur la pérennité des sites et l’absence de fermeture
d’établissements durant la période du PSE
o Des engagements de la direction à ne pas descendre les effectifs des établissements
sous un seuil critique.
o Un système de péréquation des suppressions d’emplois
La direction a finalement accepté de fournir pour la prochaine réunion, un texte à partir de ces réflexions. Il reste à en vérifier la déclinaison exacte.
S’agissant du sureffectif initial (1330) et de l’ampleur des départs, nous avons demandé que dans le cas d’un nombre de départs supérieur aux prévisions, il y ait des embauches compensatrices. Refus de la direction qui affirme qu’il n’y aura aucun départ supplémentaire et donc aucune embauche au titre de ce PSE.
Compte tenu des ouvertures de postes annoncées (324), C’est près de 1100 personnes qui doivent quitter l’entreprise. A ce jour, 30 personnes bénéficient d’un congé sans solde pour préparer une solution externe et 40 autres ont quitté la société. Ces 70 départs seront comptabilisés dans les 1100 à réaliser.
L’intersyndicale a également demandé une prolongation du PSE sur l’année 2009. Après de multiples refus, la direction a finalement admis d’y réfléchir.
Mesures sociales
Nous avions déjà fortement insisté pour que la priorité soit donnée aux départs par mesures d’âge (CAPA – CPAS), la Direction a confirmé ce principe.
Pour l’instant, la direction veut bloquer les inscriptions en CAPA à la date du 30 septembre 2007. Du fait de la période des congés, nous souhaitons un décalage de quelques semaines, car il est prévu des réunions d’information des salariés potentiellement concernés qui ne pourront pas se tenir avant septembre 2007.
Peu de modifications dans la CAPA par rapport aux PRT antérieures. Revalorisation des minima et maxima.
Rente brute mensuelle = 45% du salaire + 350 € avec un minimum de 1150€ et un maximum de 3 500€.
L’autre changement provient du niveau des cotisations sociales en augmentation. Nous avons demandé à aligner les cotisations CAPA sur le mode de calcul des CFC, plus avantageux.
Un autre problème est apparu sur la couverture maladie de la sécurité sociale, du fait de l’évolution de la législation. Le maintien au régime général n’est possible que pour une durée de 2 ans. Au-delà il y aura basculement vers la CMU. En soit cela n’est pas un problème quand dans un couple, le conjoint a lui-même une affiliation sécu, il suffit pour le salarié de basculer sur la sécu de son conjoint. Pour les personnes seules, il en va différemment, le basculement vers la CMU entraîne à partir de la 3éme année, une cotisation de 8% qui va sensiblement impacter le montant de la rente. Nous avons demandé la prise en charge de cette surtaxe par l’entreprise. Pour l’instant, la direction a accepté d’en prendre en charge 50% sous la forme
d’une indemnité globale versée à l’entrée en CAPA. Nous demandons un système
compensatoire qui ne minore pas la rente au bout de deux ans.
Nous allons désormais entrer dans la phase de finalisation de l’accord qui devra formellement intervenir sans doute début septembre, tout en sachant que la direction souhaite engager des préinscriptions à la CAPA dès cet été.